Isabelle DAUPS

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Ecriture et improvisation

En 2008, Isabelle Daups opère un tournant décisif dans sa carrière. Après avoir été interprète de la musique de son temps, elle va se nourrir de l’héritage reçu pour y puiser matière à écrire, texte et musique. Elle devient artiste associée du Collectif Glossophonie(s) et crée avec le philosophe Bernard Reber les Philocontes, Musique à dire et à penser. Elle partage son goût pour l’improvisation avec le percussionniste et batteur Christian Lété.
En 2008, Isabelle Daups suspend ses activités au sein du Triopolycordes et avec les différents partenaires et ensembles avec lesquels elle joue pour se lancer dans de nouvelles aventures.

 

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La vie impose parfois des renoncements et invite à des changements de cap qu’il faut savoir saisir… Pour elle, le « harpeur », à la fois, joueur de harpe, conteur et compositeur devient une source d’inspiration.
 
Sa collaboration en juin 2008 au Musée de Boulogne-sur-Mer avec le Collectif Glossophonie(s) pour lequel elle réalise une performance dans la salle des harpes africaines va faire germer en elle l’idée d’une nouvelle relation à la musique et à son instrument. L’improvisation, l’écriture musicale et les mots auxquels elle porte une affection particulière vont désormais nourrir son travail artistique.
 
Sa rencontre avec le philosophe Bernard Reber est déterminante puisqu’il deviendra un partenaire essentiel dans un projet qui naît en 2009 Philocontes, Musique à dire et à penser. Dans ce projet destiné au Jeune Public, Isabelle Daups se fait récitante autour de contes traditionnels qu’elle réécrit, tout en jouant à la harpe celtique sa propre musique. Les Histoires de Voyages, cinq premiers Philocontes écris dès 2009, trouvent naturellement leurs places dans les bibliothèques ainsi qu’au sein de structures favorisant la pratique de la philosophie pour les enfants (Parc Jean-Jacques Rousseau à Ermenonville (60), le festival Dialogues en humanité à Lyon et la Saline Royale d’Arc-et-Senans (25)).
 
Dans cette démarche d’ouverture et de décloisonnement, où le musicien devient matière et source de création, elle partage son goût pour l’improvisation avec le percussionniste et batteur Christian Lété. De leur collaboration va naître un duo. L’album Interactions qui leur servira de carte de visite met en valeur l’étonnante fusion entre la harpe celtique et la percussion, entre jazz et musique contemporaine.
 
Désormais plus musicienne que harpiste, elle s’investit aussi dans l’écriture de pièces pédagogiques. Elle écrit des arrangements et des compositions originales pour un grand ensemble de harpe qu’elle dirige au CRR 93. Elle renoue ainsi avec la tradition des musiciens des XVIIème et XVIIIème siècles à la fois interprètes, compositeurs, arrangeurs, pédagogues, reconnaissant elle-même rechercher cette complétude.